Articles

Affichage des articles du mai, 2012

Blonde

Image
Je ne sais pas… je ne crois pas au hasard… quand la foudre frappe, ce n’est jamais un accident, ni quand le train déraille, ou que la terre tremble …
Il y a une loi secrète qui gouverne nos mutations, nos errances… Tous nomades d’instinct, appelés devant le juge, car il y en a bien Un, ou plutôt Une… en dernière instance. Encore que : ni l’un, ni l’autre une, mais neutre. Le genre n’existe pas en français. Que faire ? Comment s’en sortir avec des mots ? Avec des corps ? Ah, je le savais, je l’avais deviné, le lien secret qui unit les mots, les corps, les organes, les liquides, les tubes et les ossatures, les musculations. Car il faut courir : une-deux, une-deux, il le faut ! Entretenir la forme, prévenir l’effondrement des corps… car le style c’est l’homme. Aujourd’hui, il préfèrera sculpter son corps que styliser son verbe. Corps en mouvements, à la course, suant d’effort sur des tapis roulants, devant des machines, comme des phrases qui tournent en rond ou comme le silence au bout de la p…

Tweets I

Hello Kitty I’m Aaron trapped in your claws. Listen to my story. Your German kin showed no mercy in hell. I survived. Be kind, don’t eat me.

The novelist starts a journey. One by one he will write 7 billion stories starting with you. At judgment day reply carefully to God’s email.
Japanese teens have a new game. They are aligned in front of you for the parade. Noises in the underground: the train comes. You jump first.
Story end. You see? Time flows back when I push this time device. !Return! Device time this push I when back flows time. See You? End story.
The Porsche has just badly hit poor Tom, who is too old for comedy. The trader is a bit annoyed. What’s your name asks the policeman? Jerry.
His father told him in 2012 he’d be walking on Mars. Now he had to sell his collection of stamps from the spatial era on the streets of NYC.
The entity, formerly known as P.K. Dick, came in my apartment, spoke with the cat and ate French cheese. Oh Sleepless Nights! But it was me.
The monsoon …

On ne sert pas d'alcool!

—  Bonjour Monsieur, que désirez-vous boire ? — Un Irish coffee bien serré, avec beaucoup d’Old Bushmills dedans !
Mais qu’est-ce que c’est ? —  Comment, d’où sortez-vous ? Le parfum des tourbières, le soir, un bon feu de bois qui crépite et un verre d’eau de … Attendez, je vois bien que vous ne pouvez rien y connaître, forcément, je me suis trompé d’établissement, figurez-vous que je pensais m’être assis à la terrasse d’une fameuse brasserie sur l’avenue de la Toison d’Or à Bruxelles. Suis-je bête ! Je suis tout simplement en vacances dans les îles Galápagos, je n’y faisais plus attention, le décalage horaire, excusez-moi. Forcément, ici les indigènes ne boivent que du sang de varan de Komodo. Bon, servez m’en une grande rasade alors ! Avec un morceau de la queue du varan dans le fond du verre, pour le goût ! Et que ça saute !
Oh ! Ca alors ! —  Vous avez-vu aussi ? La queue du varan a sauté du verre de ma voisine, la petite vieille avec son drôle de chapeau, elle est assiste juste à cô…

Théâtre sur le Pacifique

Image
Un quai, une salle d’attente, le Soleil entre par la verrière, éclaire la scène. Bruits d’oiseaux. Une femme, jeune, épaules nues, jupes étroite, verte, chignon, est assise sur un banc, un porte-documents en maroquin rouge sur les genoux.
Silence. Un homme apparait dans le cône de lumière, il est grand, bien bâti, une force de la nature.
— Bonjour Wendy…
— C’est vous ? Vous m’apparaissez ainsi. D’un coup. En plein jour. Oui, vous lui ressemblez… Mes yeux s’ouvrent… Je ne pensais à rien… Excusez-moi…
Elle se lève, tend la main, salue.
— Wendy… merci de me permettre… d’apparaître… D’apparaître enfin, à vos yeux. C’est long dix ans. J’ai attendu trop longtemps… Je n’osais pas… Vos lettres… Ses lettres… Les dernières… Celles qu’il n’a pas pu envoyer.
— Asseyez-vous. Racontez. S’il vous plait. J’ai tout oublié. Je n’ai rien oublié. J’ai voulu… Est-ce possible ? Ai-je perdu quelque chose ? L’ai-je perdu dans mes souvenirs ? Dix ans… Dix minutes ! Je me vois encore… Je me trouvais dans l’ombre de la chambre… Q…

A propos de "Funambules"

Image
Funambules, par Astrid de Laage, Mon Petit Editeur, 2012

La nouvelle, j’entends le dire, est le parent un peu honteux de l’édition francophone. Cousine pauvre du roman dont les tables des libraires sont chargés à profusion, en particulier, les « premiers romans », qui ont leur saison comme le Beaujolais nouveau, elle fait l’objet d’un rien de condescendance de la part des marchands de littérature lorsqu’il s’agit de lancer une marque, je veux dire, un nouvel auteur. Et pourtant ! Ces premiers jets d’écrivains qui doivent se cacher dans d’obscures éditions, se cantonner dans des niches serrées où la production est limitée, faute de forcer les éditeurs parisiens, ces grands rapaces de l’écologie du livre, à publier un recueil de leurs nouvelles comme premier livre d’une plume saisie en son herbier, ces textes originaux, originaires, qui sont à dénicher, débusquer dans les foires, les salons du livre, chez les bouquinistes, ou, avec un peu de bonheur, sur le réseau, dans des sites de micr…

Tarawa

Image
L’été est interminable, et c’est bon. Wendy ne veut pas que l’été s’achève. La canicule s’empare des plaines pendant la journée, elle incendie les blés qui mûrissent le long des routes de Californie. Le soir il n’y a aucune fraîcheur mais Wendy ne veut pas que l’été s’achève. L’été domine les hommes et les bêtes qui avancent au ralenti. Un grand silence couvre la plaine qui dort pendant le jour ; elle bouge un peu dans les villes lorsque le soleil embrase l’horizon glorieux. Mais Wendy est heureuse jour et nuit comme jamais.
Nolan est avec elle, Nolan est à elle, elle est à lui. C’est juré, c’est promis. Ils se disent des choses sous la lampe qui forme une barrière avec le noir absolu. Il n’y a rien à voir au-dehors. Des mots, des mains qui se serrent, des regards qui se fondent l’un dans l’autre. Mais ce soir Nolan parle de choses graves, Wendy se redresse un peu et l’écoute. « Tu m’écriras tous les jours » exige-t-elle. « Je ferai de mon mieux » promet-il. Nolan, le cheveu ras, la carr…

La boîte bleue

Image
Elle entend la camionnette du service postal qui fait sa tournée dans les collines surplombant Carmel. Le bruit du moteur se rapproche. Il marque trois arrêts, d’abord chez les Silverton, juste après le carrefour et la montée très raide qui mène aux cottages de style espagnol en surplomb de la route, puis chez les Markowitz dont la maison est enfoncée derrière un rideau de conifères. Elle achève son bol de céréales au moment où le véhicule redémarre et dépose le courrier chez les jeunes mariés qui viennent de s’installer juste à côté. Ensuite, le facteur poursuit à pied et Wendy entend le bruit du clapet de la boite métallique qui claque à l’entrée de la maison. Elle tient bien le bol à deux mains et boit le lait jusqu’à la dernière goutte, passe la langue sur ses lèvres humides, et se lève tranquillement de la table où sa grand-mère est en train de ranger les tasses et les assiettes. Ce matin elle n’a pas entendu le bruit de la petite boîte bleue. « Tu n’as pas pris de crêpes ce matin…

Tip

Image
Catherine et Wendy bavardent tranquillement dans la grande salle bien éclairée du Far East Chop Suey de L.A. Catherine porte une robe verte échancrée et un chapeau démodé d’avant la dépression. Sa sœur ainée a opté pour un tailleur gris, une écharpe et un chapeau bleu de la même époque. Quand Wendy lui a téléphoné, elle a dit « je dois te parler ». Catherine a compris. Le chapeau et le restaurant forment un lien avec leur passé même si elles étaient trop jeunes à l’époque pour s’habiller comme les élégantes qui promenaient leurs chiens sur Hollywood Boulevard.
Un couple qui a fini de manger est assis derrière Catherine. L’homme vérifie la souche puis il appelle la serveuse. « Le poulet n’était pas assez cuit, et la sauce un peu amère. ». Il regarde la serveuse en agitant la note sous son nez. « Je suis déçu, très déçu » dit-il encore. La serveuse sourit à la femme qui regarde à travers la fenêtre une grande Lincoln Cosmopolitan jaune qui vient de se garer. Un homme ouvre la portière à …

Los Angeles, two contrasting perspectives

Image
Los Angeles, portrait of a city The cover picture captures the spirit of the city of angels where such wingless creatures fly shortly over sand and concrete in celebration of the body.



Au-delà de BladeRunner: Los Angeles et l’imagination du désastre This essay is haunted by the ghosts of previous riots, fire and derelict, where the city of angels is made of the successive rings of hell, from abandoned centre to an outside goulag-style belt of high-security prisons; in-between, the ever-changing worlds of middle and lower classes, the rich entrenched in their luxurious neighborhoods and protected by private guards.

And then we have Philip K. Dick.

Delirium Dick

8 jan.
The Exegesis of Philip K. Dick

Prenez garde a ne pas vous laisser infiltrer par la voie Sa voix vous aspire le mental Traduction Exfiltration
Congratulations! Dick's cosmic penetration exerts strange attractions upon feeble minds and spirits, dark tentacles of all sorts spread through their exposure in his malign radiations! Protect yourself first before opening language channels by purchasing an Ubik!
13 jan. Just received from Amazon.co.uk my copy of 'The Exegesis of Philip K. Dick'... Impressive... I quote randomly page 260: "In Time Out of Joint the world is a fake, and specifically the real world is another time-segment. My initial revelation in 3-74 was that the time was really around 70 A.D. -- not later but earlier, a reversal of Joint."
15 jan. & 18 jan.
21 jan. Bonjour, j'ignore si ce groupe est toujours actif, nous verrons bien. Je viens de lire 'Radio Free Albemuth' et j'ai reçu 'The Exegesis' que j'avais commandé. Les lie…

Le chien jaune

Image
Wendy enfile son maillot noir dans la salle de bain étroite du bungalow. L’ampoule au-dessus du miroir ne fonctionne pas. « Je demande à Jim de la remplacer » se dit-elle, « demain, oui, demain ». Jim dort encore, ou bien il fait semblant de dormir. Wendy jette un coup d’œil sur la forme allongée de son mari, à plat ventre, le bras droit ballant, les doigts touchent les lattes en bois, animés de petits mouvements. « Il se lève de plus en plus tard » pense-t-elle, « mais ce sont les vacances, il en a le droit ». Elle est prête pour une journée où il ne se passera rien, installée sur le banc devant la maisonnette à regarder la mer, le bonnet de bain sur la tête. « Je n’aime pas me mouiller les cheveux » dit-elle toujours à son mari qui lui demande de laisser sa belle chevelure blonde flotter au vent. « Cela te donne un air si sévère » lui répond-il. Il n’insiste pas. La plage est encore vide. C’est le moment de la journée qu’elle préfère. Elle se dit qu’il est bon d’avoir un choix aussi s…

Ecrire, encore

Construire une mémoire à soi, partagée, réelle, vivre et faire revivre, s’amuser, douter, oser ; écrire pour agir dans le monde à défaut d’actions, vaincre la peur de mourir à défaut d’héroïsme, gagner le paradis faute d’illusions ; découvrir la langue, la redécouvrir, la donner à lire, à écouter, à tagger, la mélanger aux idiomes de la rue, des métiers, des jargons, des époques, des autres langues, tour à tour cuisinier, bijoutier, peintre, musicien, menuisier, naturaliste, général des épopées de papier, prêtre d’oraisons funèbres, de tombeaux de mots, de péroraisons, acteur, joueur, maître du donjon ; écrire pour témoigner ou pour accuser, pour être dans le jeu du monde, ou hors-jeu, mentir, beaucoup mentir, car s’il n’y a qu’à chacun sa vérité, c’est que le faux est principe universel, une somme de vérités singulières, idiosyncratiques, solipsistes ne forment pas la vérité ; donc tout est fragment, c’est le mot-clé de notre époque, c’est une technique d’écriture, miroirs brisés, po…

Pour moi, écrire, c'est...

Pour moi, écrire, c’est :
           une chute, une chute,            une chute profonde tout là-bas où            le corps tombe,            c’est une gravité, une loi, celle de la            chute des corps…
Pour moi, écrire, c’est :            un oubli, oui surtout un oubli de soi            une feuille légère, légère qui monte            dans l’air frais de ce printemps à soi            c’est cela, oublier le temps tic-tac tic-tac            du train train quotidien            l’oubli hors de ce temps            la chute dans le vrai temps            celui des saisons de l’âme et du            corps retrouvé.
Rédigé en atelier d'écriture, 1ère série, 13 septembre 2011

Ecrire, pourquoi?

Pour être le maître du monde bien sûr ! [Rires].
Non, attendez… que je me serve d’abord de cet excellent café… En voulez-vous aussi ? [L’auteur se lève, fait quelques pas, observe la pièce.] Et votre collègue, là, il en prendrait peut-être bien une tasse, mais avec sa caméra… Vous dites ?... L’interview a commencé, on enregistre ? D’accord, d’accord. Vous permettez que je fume ? C’est gentil à vous de m’avoir invité ici… Ha non ? Désolé, interdit de fumer ici, c’est plein de matières inflammables… Evidemment… [L’auteur déambule, une tasse de café qu’il sirote, entre les rayonnages. Ici, on peut lire « Histoire. Art ». Un peu plus loin « Romans, nouveautés ». L’auteur disparait du cadre de l’image. On entend son rire, hors-champ.] Haaa ! Oui, c’est à cause de lui ! Vous m’entendez ? On peut la faire comme ça l’interview, d’accord ? C’est à cause de Chateaubriand que j’écris, mais cela vous devriez déjà le savoir si vous avez lu mes livres, non ? Non, vraiment ? Vous ne dites rien… Je parlerai…

A la ligne

Quand les malades réclament mon attention, les bruits qui tournent dans ma tête se font plus discrets ; je suis bien obligé de les tenir à distance, mais je ne peux m’empêcher de les percevoir de jour comme de nuit ; la nuit surtout je les entends plus fort, plus distinctement, le jour j’arrive à m’en distraire par le travail, l’effort soutenu, l’attention que je porte à mes patients avides de soins. Pourtant je suis aussi amoché qu’eux mais je n’ai pas le temps de me faire soigner car ils sont comme des enfants qui attendent mes paroles rassurantes : « tout va bien se passer, vous verrez, un peu de repos et vous serez retapé ». Leur parler me fait du bien, cela couvre en partie mon boucan intérieur. Les écouter aussi. Je fais semblant d’être un peu dur d’oreille pour qu’ils montent le volume, et c’est ainsi que ces pauvres diables de têtes amochées et moi-même nous arrivons à nous faire entendre, eux pour se faire dorloter, moi, pour triompher un peu, si peu, des bruits qui me poursuiv…

Greg Egan - Notre-Dame de Tchernobyl

Greg Egan, Notre-Dame de Tchernobyl DLM Editions, 125 pages, 1996 traduit de l’anglais par Sylvie Denis et Francis Valéry (Our Lady of Tchernobyl, 1995)
Mortelles ritournelles (Beyond the whistle test, Analog, novembre 1989) Rêves de transition (Transition dreams, Interzone, octobre 1993) Comme paille au vent (Chaff, Interzone, decembre 1993) Notre-Dame de Tchernobyl (Our lady of Tchernobyl, Interzone, mai 1994)
Découvert en France grâce à Baby Brain, et à Cocon dans CyberDreams 4, l’Australien Greg Egan est un des écrivains les plus novateurs du moment. Il est indispensable de faire connaissance avec ses textes qui ont pour effet de provoquer une réflexion aigüe sur les nouveaux problèmes de la science. Son oeuvre peut-être la plus importante à ce jour, le gros recueil de nouvelles Axiomatic, est en cours de publication en quatre volumes chez DLM.
Mortelles ritournelles Jusqu’où iront les publicitaires ? Jusqu’à forcer les barrières de notre conscience. Mais le principe de l’image subliminale …

Greg Egan - Baby Brain

Greg Egan – Baby Brain Car rien n’a d’importance (éditions), 45 pages, 1994 traduit de l’anglais par Sylvie Denis et Francis Valéry (Apropriate Love, Interzone, août 1991)
Greg Egan est sans conteste l’auteur le plus prometteur de la décennie. Publié dans ce qui est devenu entretemps les éditions DLM, où l’on trouvera aussi le recueil Notre-Dame de Tchernobyl, et où est attendu courant 1997-98 la traduction en quatre volumes du gros recueil Axiomatic, cette première nouvelle parue en français, situe déjà une partie du champ spéculatif dans lequel le jeune Australien prodige se débat avec maestria, pour notre plus grand bonheur de lecteur d’une science-fiction exigeante, digne de ce nom. En effet, Greg Egan est passionné par les développements des sciences biologiques (génétique, neurobiologie) et par la médecine. Dans Baby Brain, il soumet notre conscience à un problème bioéthique des plus incroyables : verra-t-on des mères-porteuses, non pas de fœtus, mais du cerveau d’un adulte, dont le …

Michaël Bishop - Requiem pour Philip K. Dick

Michaël Bishop – Requiem pour Philip K. Dick Philip K. Dick is dead, alas - Tom Doherty Associates, 1987 Denoël, collection Présences, 514 pages, 1997 (traduit de l’américain par Paul Villon).
Richard Nixon, surnommé Richard Ier, en est à son quatrième mandat présidentiel en cette année 1982. Les Etats-Unis qui ont remportés une écrasante victoire militaire au Viêt-nam, ont installés une base permanente sur la Lune, et se transforment en un état totalitaire. Les déplacements intérieurs y sont sévèrement contrôlés, la presse est muselée, les agents du FBI sont partout, les opposants à la guerre des années soixante-dix, acteurs de cinéma, vedettes de rock, ont disparu de la scène. Enfin, le nombre de disparitions de simples citoyens dans des camps militaires, augmente de manière inquiétante. Tel est le monde dans lequel meurt l’écrivain Philip K. Dick, qui fut dans les années soixante un célèbre auteur de littérature générale, avant de tomber en disgrâce aux yeux de l’establishment, et d’é…

D'un Kubrick l'Autre

La proposition dans ce jeu est la suivante : rédigez autant de fragments d’écriture qu’il vous plaira sur des bouts de scènes inspirés des films de Stanley Kubrick. Les mélanges sont autorisés. L’abus de symboles est déconseillé. Votre adversaire au jeu aura toujours le dernier mot que vous devez deviner. Le suicide est une fin de partie acceptée à la condition que vous fassiez partie de l’ensemble des suicidés qui ne mettent pas fin à leur jour par eux-mêmes.


L’être dominait la troupe d’hominidés de sa splendeur de basalte froid venu du fond de l’espace…
Une photographie en noir et blanc d’un cireur de chaussures à New York lui valut un ticket d’entrée au musée d’art contemporain…
La troupe de Marines avançait avec lenteur dans la jungle moite autour de Da Nang encerclée par les vietcongs…
Le boxeur rebondissait avec grâce d’un bord à l’autre du ring tapant des uppercuts sur son adversaire lourd comme un bœuf…
L’hominidé leva l’os et fracassa le crâne séché au soleil de l’herbivore dont u…