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Affichage des articles du septembre, 2013

Les Jardins de Métis ou la Légende Gaspésienne d’Elsie Reford

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A cinquante ans elle a conservé toute sa beauté; elle n’est devenue plus belle encore qu’avec le temps qui efface les moments malheureux, ce que l’art de la parure masque habilement chez d’aucunes, les plis de son visage lumineux l’affichent au yeux du spectateur ébloui par sa splendeur. 
Elsie Reford : corps d’aristocrate entrainé aux activités de plein air, la chasse, la pêche au saumon, le cheval; épouse de Robert Wilson Reford; héritière d’une fortune immense amassée grâce au chemin de fer transcanadien et au monopole des farines dans tout l’Empire; éduquée à Montréal, et en Europe, Paris, Dresde; trilingue, cultivée, Elsie a le maintien de classe, la sureté innée de sa position dans la société, c’est une femme du monde. 
Elle pourrait s’afficher dans les salons d’été du Vice-Roy des Indes à Shimla sur les contreforts himalayens où les britanniques échappent aux chaleurs étouffantes de Delhi, dans les salons du cercle de Virginia Woolf, dans la très edwardienne Bloomsbury à Londr…

Les Filles du Roy

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Aux fils du rude pays, aux coureurs des bois, mais surtout aux filles du Roy, aux mères de la Nation, je dédie cette modeste plaquette commémorative, mon hommage singulier, en ce jour du 22 septembre de l’an de grâce 2013, trois cent cinquante années exactement après l’arrivée du premier groupe de ces demoiselles et pupilles du Roi Louis XIV, à Québec, le 22 septembre de l’an de grâce 1663.
Filles du Roy! Orphelines, jeunes filles, jeunes femmes de conditions modeste pour la plupart, bien bâties, fortes, prêtes à partir sans billet de retour pour la lointaine colonie peuplée de bucherons, de trappeurs, d’aventuriers de tout poils mais tous hommes célibataires, trafiquant les fourrures avec les autochtones, Iroquois ou Algonquins, déjouant les pièges des Anglais, surtout aux prises avec une nature d’une telle sauvagerie, c’est-à-dire une nature libre de toute influence humaine, et de sa faune redoutable, une nature qui vous abat comme mouche pendant l’hiver, ces filles prêtes à risque…

Wemotaci II

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La lumière entre dans la tente par la porte de l’est, mais la porte de l’ouest est fermée, c’est le noir ou le bleu profond qui habite la tente, qui la rend plus grande lorsque le porteur de feu ouvre la porte de l’est. Parfois une volute de chaleur, le thé ou l’eau, versés sur les pierres brulantes et la chaleur s’épand sur les corps pour la moisson des sueurs et des larmes, et c’est la tente toute entière qui fond comme un abricot sous le soleil d’automne.
La porte de l’ouest ouvre la route du voyage, au pays du silence, sous les arbres où les corps sèchent à l’air libre, ce chemin là est pour les ombres seules qui viennent te chercher lorsque toi-même ombre, dans ton ombre te confondra et partira. Dans la tente, la porte de l’ouest indique le pays de l’ouvert, du vent, des prairies, du ciel sans limite, de la mer peut-être, du fleuve surement que tes ancêtres découvrirent, mer dans une plus vaste mer.
Qui es-tu homme libre sous la tente pour clarifier tes démons dans les fumées de…

Wemotaci

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I.
les glaciers en se retirant ont creusés un lit de sables jaunes usés jusqu’à la trame les cailloux tombés du ciel en ont ornés  sentiers, vallons et le péricarde  de mon âme
ce pays est nation première habité depuis six cent générations les grands-pères et leurs arrières grands-pères sont devenus étoiles, castors, cailloux noirs et fumée
elle a offert le tabac au grand chef il traduit les pensées de kiano elle parle en ondes émotives les grenouilles vertes chantent le soir avec la pluie
l’homme-roc travaille le fer, la couleur les sons, chasse l’orignal, canote la colline respire les médecines qu’elle mélange à l’omelette sur le feu
à l’infini lacs gris-bleu et forêts de bouleaux d’ormes d’érables et de pins donnent l’amour et le vivre la lumière jaillit de kiano avec le chant
les glaciers en se retirant on creusés un lit nous y sommes à trois sous les étoiles à divaguer avec Johnson Jeremiah la vie d’avant, les amis, les enfants les ancêtres
atikamekw et crees je voyage autour du…

Coeur ouvert VII

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Je dis merci
je remercie
je touche le soleil
sous la poitrine
à fleur de peau

la mer chauffe mon sang
un fleuve d’abondance
pêche et pain miraculeux
et la mer de vin
bat sous la poitrine
dans la caverne du cœur

Follow me come with me
Don’t get blind
The stars shine
Don’t be afraid
The moon hides

A blue fragment
Silent lament
Hurts your knee
Inflames the bone
You will pay
The price

Je dis merci
je remercie
je touche le soleil
sous la poitrine
à fleur de peau

Tu tends la main
vers les plaines
les lacs les rivières
tout s’embrase
les sentiers se perdent
dans la forêt du coeur

Follow me come with me
Don’t get blind
The stars shine
Don’t be afraid
The moon hides

Close your eyes
come closer
touch me
and let spring shine