A propos des MdC

Christo Datso

Né en 1958, vit à Bruxelles, chef de projets dans la finance et l'informatique bancaire. Ecole doctorale de philosophie à l'Université Libre de Bruxelles. A publié quelques nouvelles. Retour à l'écriture après un long silence. Projets en cours dont ce blog, laboratoire.

Quelques publications

  Entre 1990 et 2000, des nouvelles dans des revues et anthologies (in Court LignageTempus FugitBruxelles FantastiquePrivés de FuturHyperfuturs), des essais et chroniques (in KWSOzoneGalaxies) ainsi que des scénarios de jeux de rôle et quelques autres textes épars sur le net. En 2013 deux recueils de nouvelles (Canal Médium - Maelström; American Shots - Omri Ezrati). Début 2014 des textes dans un ebook pour Kindle. Disponibles via Amazon.fr. En 2015 un article dans les actes d'un séminaire de philosophie politique (Antisémitisme et antilibéralisme chez Martin Heidegger et Carl Schmitt). Début 2016, une nouvelle dans l'anthologie Belgique Imaginaire, tome I. A l'automne 2016, une nouvelle publiée dans la revue Marginales (n°293-294). Début 2017 une autre nouvelle dans l'anthologie de Marc Bailly Belgique Imaginaire tome II, ainsi que dans le numéro 295 de la revue Marginales.

note du 25 Octobre 2016
D'où je parle...
  Je vous raconte une anecdote personnelle. Ce qui m’a fait revenir graduellement à la philosophie, ce sont les conséquences de la crise financière de 2007. Je travaillais à l’époque sur des projets informatiques en finance de marché ; j’aidais notamment les quants, les spécialistes de la modélisation, à développer des modèles mathématiques et informatiques concernant l’évolution des taux d’intérêts. Il y avait un « article de foi » et comme tel donc, non discuté, à savoir que l’application de méthodes scientifiques quantitatives en finance pouvait nous aider à prendre des décisions nous engageant pour l’avenir. En somme, dans les limites bien sûr rigoureuses des modèles théoriques sur lesquels reposaient nos conceptions des statistiques et des probabilités, ce n’était jamais qu’une autre version de la « boule de cristal ». Vieux fantasme, qui avait à un niveau global, macro-économique, conduit par autant de microdécisions individuelles, au collapsus du système bancaire, des conséquences duquel nous ne sommes pas sortis.
  Vous allez saisir le lien avec notre propos. Ce qui m’avait surpris, à un niveau conceptuel, qui reste toujours une question, c’était d’observer l’aveuglement, parce que résultant d’une fascination, pour des modèles finalement extrêmement simples, d’anticipation de l’avenir. C’est alors que des théories concurrentes ont émergé : les mathématiciens évoquaient les « événements extrêmes cachés dans les queues des distributions de probabilités dites normales », que les modélisateurs n’avaient pas vu venir. Tout tenait finalement en une « explication » : la magie des corrélations. Lorsqu’un élément du système s’est mis à craquer, tout le reste a suivi rapidement. Personne n’avait vu les relations cachées dans ces corrélations. Pas des relations de cause à effet mais le résultat d’une mystérieuse complexité à l’œuvre dans la nature, la société et par conséquent aussi, dans la finance. Une métaphore émergea rapidement du bruit des explications : le « cygne noir » : un événement extrêmement rare, qui lorsqu’il surgit de « nulle part », de « rien » ou « presque rien », provoque comme un « abîme », un changement d’état radical du système, en d’autres termes, introduit une nouveauté qui nous laisse muet, incrédule, en état de choc.[1]
  Ce que j’ai découvert ou redécouvert à titre personnel, dans ces années-là, ce fut la puissance de l’étonnement.
  Il y avait également une autre leçon : nous n’apprenions pas de nos erreurs. Les leçons du passé, celles des crises financières qui appartenaient à l’histoire, avaient été oubliées, ou plutôt, semblaient n’avoir jamais présenté le moindre intérêt.

(ce texte a été présenté en introduction à une séance d'un groupe de recherche PHI à l'Université Libre de Bruxelles)

note du 19 Novembre 2016
Studies & Professional info -
ULB, 1976-1977 1ère candidature en Philosophie
ULB, 1977-1982 License en Psychologie (spéc. en psychologie clinique)
  Mémoire de fin d'études: L'analyse du discours de sujets psychotiques fondée sur la linguistique de l'énonciation -- il s'agissait d'appliquer la théorie des actes de langage (Austin, Searle) et la théorie de l'énonciation (Benveniste) au décodage du discours de sujets schizophrènes en phase de production délirante, afin d'y repérer des marques éventuelles de dissociation entre le sujet et son cadre spatio-temporel. Ce mémoire fut entreprit sous la direction du Prof. Alex Lefebvre.

  Entre 1982 et 1988, expériences professionnelles dans le milieu hospitalier universitaire de l'ULB (Bordet, Erasme) et pharmaceutique (UCB Pharma). En rapport avec mon travail à l'Institut d'oncologie Jules Bordet, il y a eu une publication: "Euthanasie et problématiques associées" in D. Razavi et N. Delvaux éd., Psycho-oncologie, Masson, 1ère édition 1994 - dernière édition 2008 où cette étude figure au chapitre 18. Ma contribution originale à cette étude qui a continué d'évoluer dans les éditions successives du livre, a consisté à faire une revue de la littérature sur les questions bio-éthiques et juridiques de l'euthanasie (le titre original de l'article dans l'édition de 1994 était intitulé "L'euthanasie et les concepts éthiques associés").

  Recherches en psycho-pharmacologie en partenariat entre les Cliniques Universitaires Erasme et UCB Pharma, R&D sur les effets induits par la scopolamine sur le fonctionnement cérébral; consulter à titre d'exemple une étude parue dans Psychopharmacology (1988) 95: 226-230, R. Verloes & al., "Effects of nootropic drugs in a scopolamine-induced amnesia model in mice" -- étude concernant la Phase I des essais cliniques. A ma connaissance, les Phases II et III des essais cliniques sur lesquels je travaillais avec d'autres chercheurs (i.e. phases qui se déroulent avec des sujets humains normaux et ensuite avec des groupes de patients atteints de démence d'Alzheimer) n'ont pas abouti à des résultats probants; l'hypothèse était de tester une molécule conçue par UCB Pharma - un agoniste cholinergique, destinée à améliorer l'apprentissage et la mémoire chez des sujets présentant des troubles cognitifs. Quoi qu'il en soit, je n'ai pas trouvé trace par la suite d'une étude publiée à partir de ces travaux. Si quelqu'un dispose par le plus grand des hasards d'une telle information, je serais très heureux d'en prendre connaissance.

  Depuis 1990 jusqu'à aujourd'hui, je travaille dans le domaine des technologies de l'information et de la communication (IT ou ICT) et depuis début 2000 exclusivement pour des banques (infrastructures, salles de marché, applications bancaires). Je suis retourné aux études il y a une dizaine d'années pour me spécialiser dans les matières financières et économiques:  
Solvay Business School (UBL), 2005-2006 Master in Business Administration (spéc. in Finance and European Business).



[1] Nassim Nicholas Taleb, The Black Swan. The impact of the Highly Improbable, 2nd Ed., Random House UK, 2010